Joueurs, malgré un effectif grandement modifié, l'Union a terminé hier sa série de trois matches sans défaite à Oyonnax. Combatifs, les Girondins s'inclinent sur une marque reflétant mal la physionomie de la rencontre.
Bien rentrés dans le jeu, les unionistes profitaient de leurs coups d'envoi pour monopoliser la balle cinq minutes durant. Propres en touches, profitant des premiers errements défensifs locaux, les hommes du duo Garcia-Laporte concrétisaient finalement leur domination lorsque le jeune Lagarde, ouvrait la marque sur pénalité. Cueillis à froid, dans une pourtant très lourde atmosphère, l'US Oyonnax répliquait une minute plus tard, lorsque sur le renvoi oyonnaxien, Bordeaux commettait la faute. Les locaux lançaient alors un groupé pénétrant qui amenait finalement Ollivier derrière la ligne d'essai. Répliquant à Lagarde, Montagnat maintenait l'avance des locaux (10-6, 16e).
Lagarde magistral. Malheureusement, au jeu du gagne-ballon et des touches trouvées, l'Union accusait rapidement les lacunes propres à sa carence en sauteurs. Décryptés en touche, les Girondins perdaient quelques balles. Ce dont profitaient les locaux qui lançaient une attaque grand champ à 30 mètres de la ligne d'essai adverse. Tranchant au possible, Martin concluait l'action par un essai en coin.
Dès lors, les joueurs de l'Ain imposaient un pressing offensif dont Bordeaux ne se dépêtrait qu'en multipliant les prises de risques. De relances en ballons interceptés, l'Union ne baissait pas les armes et bien que territorialement dominés, parvenaient de régulières incursions dans le camp adverse. Habilement assurés par Lagarde, très en verve dans ses coups de pieds, les Girondins regagnaient les vestiaires avec un passif de six unités (15-9).
Magistral dans ses tentatives de pénalité, Lagarde s'illustrait même d'un sans-faute jusqu'à la 70e. Finalement, l'Union rivalisait et pouvait croire au moins au bonus défensif. Mais il était sans compter l'opportunisme des locaux qui, profitant d'un errement défensif, mystifiaient sur 20 mètres la vigilance de son adversaire. Concluant une superbe action entamée à mi-terrain, Montagnat faisait le break (28-15, 65e). L'Union terminait la partie comme elle l'avait commencée, balle en main. Mais en vain.
Source : Sud Ouest du dimanche 11 mai 2008
28-15
pour
OYONNAX :
3 essais de Ollivier (12'), Martin (22') et Montagnat (76') 2 transformations de Montagnat (12', 76') 3 pénalités de Montagnat (17', 51', 64') : pour
UNION :
5 pénalités de Lagarde (10', 15', 36', 45', 67')
OYONNAX :
15 P. MONTAGNAT 14 B. MARTIN 13 F. CHARRIER (c) 12 A. N'GOMA 11 L. SAUNIER (A. TIMOTEO 54e) 10 B. GUILLOUX 9 M. CAMPEGGIA (J. AUDY 62e) 8 J. BARADAT 7 O. MISSOUP 6 N. BRIGNONI 5 N. BEUKES (V. VOLLE 75e) 4 A. BACLET (A. FAKAONGO 57e) 3 R. MENOTTI (D. ASHVETIA 40e) 2 B. OLLIVIER 1 L. RAPANT (D. MINASSIAN 40e)
UNION :
15 L. FERRERES (c) 14 R. PLANTEY (T. DUVALLET 68e) 13 C. TAMOU 12 J. GAULTIER 11 C. PLATEK 10 R. LAGARDE 9 P. ROUSSARIE (M. MACHENAUD 78e) 8 J. HUBERT (B. LLOYD 66e) 7 A. CHOLLON 6 C. TERNISIEN 5 S. CHANGEAT (F. TISSEAU 50e) 4 J. JACKSON 3 J. BAQUET (C. CARTIER 48e) 2 P. GAONA (T. DUVALLET 77e) 1 B. SIPIELSKI (F. LABBE 50e)